As the National Episcopal Conference of Congo (CENCO) Face the Elections in the DRC in 2011. Were There Some Recommendations?

1 Comment(s) | Posted | by Marie-Rose Ndimbo |

The choice between political leaders is often an occasion to consider the reasons for the past and to determine to build for a better future. Citizens' interests are sometimes conflicting, such a choice can lead to tensions and even conflict. This was particularly true in Africa in recent years following the democratization of political life. Hence the need for the churches, other states and non-governmental organizations to help people clarify the real issues of the election, the conditions for their development and the risks that they bring.

Since the first elections of the Third Republic in 2006, the National Episcopal Conference of Congo (CENCO) has spared no effort to inform Christians, so that elections lead to useful results for the nation that can be accepted by all.  CENCO has published for this reason several messages and statements. In the recent presidential and parliamentary elections of 2011, the solicitude of CENCO has been in evidence through its Justice and Peace Commission whose observers, mainly through three interventions, offered recommendations that we are pleased to recall: the exhortation of the Standing Committee after its meeting on February 21 to 25, 2011, the statement of Cardinal Monsengwo after the publication of the results of the second round of presidential elections, and finally the message of the plenary meeting convened in January 2012.

Well before the 2011 elections, CENCO offered their ultimate challenge: the advent of good governance, development and respect for human rights and for fundamental freedoms (No. 3). To achieve this goal, elections must be free, transparent, along with a true separation of powers and of control both internal and external. In other words, the will of the people must be respected (No. 4-6). More elections must take place in a secure environment (No. 10). In this perspective, CENCO lamented the hasty and quick revision of the Constitution and the electoral law, as well as the irreverent campaign waged against the prelates who denounced this revision. CENCO then made various recommendations to the Independent National Electoral Commission (CENI)(to call for impartiality and to respect the results), to the organizing authority (to provide security for the people and monitor the electoral data), to the police and the Army (to remain apolitical), to the political actors (to abstain from all forms of violence), and finally the population (to vote in conscience without capitulating to gifts, tribalism or regionalism). 

Despite these warnings, many observers have deplored the conditions and procedures under which the flawed elections of 2011 took place. It is in this context that a bold statement read to the press, the Archbishop of Kinshasa, Cardinal Monsengwo said that the presidential results announced conformed with neither justice nor the truth of the polls, and that the candidate declared the winner received fewer votes than the loser. Finally he challenged the alleged winner to refrain from ruling the country.

The third and final message of CENCO on the 2011 elections, noted some positive aspects of the electoral process (internal financing of elections, the efforts CENI to deploy monitors), but it dwelt on the elections’ weaknesses (many irregularities, especially in the final tallying of the votes, which is a shame for the country and undermines the credibility of published results: No. 6). On this basis, CENCO in turn invited, one after the other, the declared winner not to govern the country in light of the lying, cheating, and violations of freedom of expression (No. 8), the people not to give in to pessimism and violence; CENI to challenge and even to resign so as to teach the government the lesson of the electoral debacle; the Supreme Court of Justice to speak the law in conscience and in independence;  and the international community to focus on the interests of the Congolese people etc..

Marie-Rose Ndimbo Ngbiangonda is a member of the Religious of the Congregation of the Sisters Daughters of Mary of Molegbe, in the Democratic Republic of the Congo (DRC). She is a recipient of a CTEWC scholarship. Currently, I am at the Catholic University of Congo, where I am preparing my thesis on "Justice, Peace and Reconciliation in the minds of Bishops of the sub-region of the Great Lakes.” 

LA CENCO FACE AUX ELECTIONS DE 2011 EN RD CONGO.
QUELLES RECOMMANDATIONS ?

Le choix des dirigeants politiques constitue souvent une occasion de remise en cause profonde du passé et de détermination pour bâtir un avenir meilleur. Les intérêts des citoyens étant parfois divergents, un tel choix peut donner lieu à des tensions, voire à des conflits. Ceci s’est révélé particulièrement vrai en Afrique durant ces dernières années qui ont suivi la démocratisation de la vie politique. D’où la nécessité pour les Eglises, les autres Etats et les Organisations non gouvernementales d’apporter leur contribution pour éclairer les peuples sur les véritables enjeux des élections, les conditions de leur déroulement et les risques qu’elles comportent. 

Depuis les premières élections de la IIIème République tenues en 2006, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) n’a ménagé aucun effort pour informer les chrétiens, afin que les élections aboutissent à des résultats utiles pour la nation et acceptés par tous. Elle a publié dans ce sens plusieurs messages et déclarations. Au cours des récentes élections législatives et présidentielles de 2011, la sollicitude de la CENCO s’est manifesté à travers sa commission Justice et paix qui a désigné des observateurs, et surtout à travers trois interventions, dont nous avons le plaisir de rappeler ici les principales recommandations : l’exhortation du Comité Permanent à l’issue de sa session du 21 au 25 février 2011, la déclaration du Cardinal Monsengwo après la publication des résultats du 2ème tour des élections présidentielles, et enfin le message de l’Assemblée plénière extraordinaire convoquée en janvier 2012.

Bien avant les élections de 2011, la CENCO a tenu à en montrer l’enjeu ultime : l’avènement de la bonne gouvernance, du développement, du respect des droits de l’homme ou des libertés fondamentales (n°3). Pour parvenir à cet objectif, les élections doivent être libres, transparentes, accompagnées d’une vraie séparation  des pouvoirs et d’un contrôle aussi interne qu’externe. Autrement dit, la volonté du peuple doit être respectée (n°4-6). Bien plus les élections doivent se dérouler dans un climat de sécurité (n°10). Dans cette perspective, la CENCO a déploré la révision précipitée et expéditive de la Constitution et de la loi électorale, tout comme la campagne irrévérencieuse menée contre les Prélats qui ont dénoncé cette révision. Quoi qu’il en soit, la CENCO a émis diverses recommandations à l’intention de la CENI (impartialité et respect des résultats), du pouvoir organisateur (sécuriser la population et veiller à la logistique électorale), de la police et de l’armée (rester apolitique), aux acteurs politiques (s’abstenir de toute forme de violence), et enfin de la population (voter en conscience sans céder aux cadeaux, au tribalisme et au régionalisme).

Malgré ces avertissements, de nombreux observateurs ont déploré les conditions et les procédures entachées d’irrégularités dans lesquelles les élections de 2011 se sont déroulées. C’est dans ce contexte que dans une déclaration courageuse lue à la presse, l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Monsengwo, a affirmé que les résultats proclamés de la présidentielle n’étaient conformes ni à la justice ni à la vérité des urnes, et que le candidat proclamé vainqueur avait obtenu moins de voix que le perdant. Enfin il invitait le prétendu gagnant à s’abstenir de gouverner le pays par défi.

Quant au troisième et dernier message de la CENCO relatif aux élections de 2011, tout en relevant quelques points positifs du processus électoral (financement interne des élections, efforts de la CENI pour déployer la logistique, sacrifices consentis par les observateurs), il s’est surtout appesanti sur ses faiblesses (de nombreuses irrégularités, surtout au niveau de la compilation, qui sont une honte pour le pays et remettent en cause la crédibilité des résultats publiés : n°6). Sur cette base, la CENCO invite tour à tour le vainqueur proclamé à ne pas gouverner le pays par défi (dans le mensonge, la tricherie, et les atteintes à la liberté d’expression : n°8) ; le peuple à ne pas céder au pessimisme et à la violence ; la CENI à se remettre en question voire à démissionner, le gouvernement à tirer les leçons de la débâcle électorale ; la Cour suprême de justice à dire le droit en conscience et en toute indépendance ; la communauté internationale à privilégier les intérêts du peuple congolais etc.    

Je suis NDIMBO NGBIANGONDA Marie-Rose, Religieuse de la Congrégation des Sœurs Filles de Marie de Molegbe de droit diocésain, en République Démocratique du Congo.

Je fais partie des femmes bénéficiaires des bourses pour le programme avancé  de Formation des Femmes Africaines en Théologie Morale dans le monde : «  Catholic Theological Ethics in the World Church » (CTEWC). Présentement, je suis à l’Université Catholique du Congo où je prépare ma thèse sur : « Justice, paix et réconciliation dans la pensée des Évêques de la Sous-région des Grands Lacs ». 

Comments

  1. Www.Hyundai-Brothersclub.Net16.net's avatar
    Www.Hyundai-Brothersclub.Net16.net
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    A fim de que os enfeites, há convicções muito charmosas,
    que podem ser facilmente adaptadas para uma festa com tema parque.

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